S'il y a bien trois sujets de conversation récurrents quand nous rencontrons d'autres cyclistes, c'est la route, les logements et la nourriture.

 

"Et vous, vous mangez quoi ?"

Question cruciale quand on n'a pas réussi à fixer son frigo sur son vélo et que le prochain ravitaillement est prévu dans trois jours.

Le cahier des charges pour le choix de nos aliments est déjà une lourde équation : léger, compacte, non périssable, facilement disponible et nutritif (principalement protéique et énergétique). Si vous ajoutez à cela les caprices gustatifs de chacun et un voyageur souffrant d'une maladie fortement liée à son à hygiène alimentaire, vous obtenez un vrai casse-tête. D'ailleurs, on ne vous cache pas que nous nous sommes pris la tête plus d'une fois sur le sujet.

 

Riz-lentilles-quinoa

C'est un peu le trio gagnant. Des aliments secs (=légers et non périssables), de petites tailles (=compactes), riche en glucides et en protéines. Le combo riz-lentilles offre déjà tous les acides aminés existants. Le quinoa est entre les deux, une céréale riche en protéines et produite dans la région (donc facilement trouvable). Reste à agrémenter le tout, au choix : sauce tomate, thon, haricots en boîte, huile d'olive, ketchup, épices, etc. Sans oublier que nous trouvons aussi des produits frais, il nous arrive alors d'ajouter des tomates ou des carottes pour le midi (car le midi nous mangeons froid, comme expliqué plus loin). Quand nous étions au Chili, c'était avocat tous les midi. Le pays en est le plus grand producteur mondial et les avocats y sont vraiment délicieux.

 

D'un point de vue pratique, nous ne cuisinons que le soir quand nous sommes à notre campement. Cela nous évite de sortir tout le nécessaire en pleine journée. Quand nous cuisinons c'est donc pour le dîner (qui sera mangé chaud) et pour le déjeuner du lendemain (qui sera mangé froid dans nos boîtes). Notre popote est pleine à craquer et nous devons ajouter les accompagnements après avoir transvasé une partie de la nourriture dans nos boîtes. C'est une solution qui nous permet de manger de grandes quantités. Afin d'utiliser au maximum l'eau, ressources rares dans certaines régions traversées, s'il reste de l'eau de cuisson, nous faisons de la purée avec des flocons déshydratés.

 

Le petit déjeuner est un repas important et nous sommes très fiers de la recette du notre. Celle-ci est inspirée de la recette d'un autre cycliste Rémy, que nous avons croisé au début de notre voyage. La base, ce sont des flocons d'avoine avec des raisins secs et des cacahuètes (parfois mélangées avec des amandes). Nous ajoutons à cela des bananes quand nous en trouvons, des pépites de chocolat, du miel ou du sucre. Délicieux et riche en tout ce qu'il vous faut pour pédaler à pleine balle. Pour la recette c'est 2/3 de flocon d'avoine et le dernier tiers reparti entre moitié cacahuètes et moitié raisins secs.

 

Voilà, pour nos repas. Sans oublier qu'au cours d'une journée à vélo, nous faisons aussi des arrêts pour manger quelques biscuits ou des bananes, parfois même quelques autres fruits si nous sommes dans une région où il est facile de se fournir.

Bien manger à Vélo