Région des lacs et des Rios

 

 

Avant d'embarquer en ferry, une employée de la compagnie Navimag nous avait parlé de son expérience cycliste sur la route des 7 lacs. Après avoir quitté Susan et Chris à Puerto Varas, jolie petite station balnéaire avec vue sur le volcan Osorno, nous partons donc vers la route des 7 lacs. Le volcan Osorno, à la forme quasi parfaite, rappelle un peu le Mont Fuji. Nous avons tenté son ascension, la route était en bon état mais très vite nous nous sommes retrouvés dans les nuages et la pluie. Nous avons donc renoncé à mi-chemin, et fait la descente en un quart d'heure grâce à ses gros pourcentages.

Bien que la météo soit plus changeante, pour la première fois depuis le départ d'Ushuaia nous pouvons nous mettre en short et tee-shirt, c'est bientôt l'été et nous avons quitté l'extrême sud. Les routes sont belles, plus fréquentées qu'en Patagonie et les paysages bien plus verdoyants. Beaucoup d'arbres, des haies entre les champs, de nombreuses sources d'eau, lacs et rivières. Il y a même des arbres fruitiers en bord de route et nous profiterons d'un cerisier bien rempli. Ça nous change vraiment de la Pampa patagonienne !

Nous prévoyons de rejoindre Pucón en une semaine avec un passage par l'Argentine et la fameuse route 40. Ce qui implique aussi notre premier passage de col à 1300 mètres d'altitude pour atteindre la frontière au Paso Cardenal Samoré. La montée est difficile, d'autres cyclistes nous avaient prévenus de la difficulté du passage d'Ouest en Est, tel que nous le faisons. La route est belle et le sommet peu végétalisé, donc avec un peu de vent. Le passage en Argentine suit toute une série de lacs, avec des plages et des campements très agréables. De nombreux cyclotouristes suivent ce même itinéraire ou depuis Bariloche, principalement des argentins. La longue descente vers San Martin de Los Andes (17 km) est méritée et est un pur bonheur. San Martin, c'est le Chamonix du coin : une ville en bas d'une station de ski et où tout est cher ! Après San Martin nous avons choisi de prendre le premier passage frontière à l'Ouest, par Puerto Fuy et Huahum. Il y a peu de dénivelé, le paso est à seulement 660 mètres, mais il n'y a que de la piste en ripio. Une fois la frontière passée, les bagages scannés aux rayons X par les intransigeants douaniers chiliens, il faut prendre un ferry pour traverser le lac. La traversée dure près de trois heures et est payante pour les vélos. Si vous trouvez un pickup vide qui embarque, demandez lui de prendre vos vélos. Nous, nous n'avons pas eu cette possibilité. Impossible de dire si le paysage est intéressant le long de la traversée : la météo était horrible et nous avons dormi.

Une fois arrivé à Puerto Fuy, il y a une plage où le camping est autorisé. À cause des fortes pluies, nous avons dû camper sous une maison à pilotis.

Depuis Puerto Fuy vers le Nord-Ouest, c'est plutôt de la descente mais c'est encore du ripio sur de nombreux kilomètres. Des travaux sont en cours pour améliorer la route. Ensuite ce n'est que de la belle route toujours le long de jolies lacs tel que Panguipulli ou Calafquen. Rallier Villarica à Pucón se fait très rapidement, principalement de la descente sur de l'asphalte. Néanmoins la route est très fréquenté et pas très large.

 

Pucón, nous y sommes restés cinq jours. C'est une ville très touristique de bord de lac avec vue sur le volcan Villarica. C'était pour nous la première fois que nous voyions un volcan cracher de la fumée en continu. Et quelle surprise quand vient la nuit de voir que les reflets de la lave ont transformé sa fumée en un panache rouge. À Pucón, nous avons rejoint Lara, rencontrée à Punta Arenas. À proximité de Pucón, de nombreuses excursions touristiques sont proposées, notamment la montée au volcan. Mais ce que nous vous conseillons c'est plutôt de louer un kayak à la journée et de profiter des plages privées accessibles uniquement par le lac.

 

De Pucón, nous avons directement rejoint Santiago pour y passer les fêtes.