Le Centre Chili : entre Santiago et Valparaiso

Le voyage et les vacances sont deux choses bien distinctes. On peut prendre des vacances sans voyager. Et bien de notre côté, nous avions besoin de prendre des vacances pendant notre voyage, retrouver un peu nos proches pendant deux semaines, à la période des fêtes.

 

Nous avions choisi de nous rejoindre à Santiago, la capitale, et faire un peu de tourisme au sens conventionnel, loin de nos trikes. On peut quand même préciser que la capitale présente de nombreux aménagements pour les cyclistes. Le terreplein central de la principale avenue, l'avenue O'Higgins, leur est même réservée. Cela permet une chouette balade en évitant le trafic et en passant par la gare ferroviaire et le palais présidentiel La Moneda.

 

On vous recommande d'ailleurs d'assister à la relève de la garde présidentielle, impressionnante et orchestrée. Sinon, nous avons fait les circuits touristiques classiques même si une grève des employés de musée nous a un peu limité.

L'histoire d'un pays se construit aussi et surtout dans sa capitale. C'est pour nous l'occasion d'en apprendre plus sur ce pays où nous allons passer 2 mois et demi. Le musée de la mémoire nous offre une vision du Chili sous la dictature Pinochet. Le musée de l'art précolombien, lui, nous permet d'en connaître un peu plus sur les peuples indiens, notamment les incas dont nous entendrons à nouveau parler plus au Nord et au Pérou.

C'est difficile de croire que Noël est arrivé quand il fait 35 degrés, ou quand nous nous baignons à la plage de Viña del Mar. Les décorations de Santiago nous le rappellent tout de même.

 

Et puis, il y a Valparaiso.

Ah, Valpo !

Ancien port très fastueux à l'époque où le Canal de Panama n'était pas encore creusé. C'était l'arrêt classique des bateaux qui contournaient l'Amérique du Sud. Il reste aujourd'hui de nombreux bâtiments de cette belle époque, pas tous dans le même état de conservation.

Mais Valparaiso c'est surtout son ambiance bohême, ses collines, ses ascenseurs, ses chats, ses petites rues pleines de boutiques artisanales et ses peintures murales. Et puis aussi ses hippies qui essayent de vous vendre les colliers qu'ils ont fabriqués.

Vivien a passé le nouvel an à Valparaiso. Car la ville est réputée pour la fête. Le soir de la St-sylvestre, elle se remplit d'un million de réveillonneurs qui viennent admirer l'énorme feu d'artifice depuis les collines ou depuis un bateau.

 

Nous quittons Santiago en bus jusqu'à Calama dans le désert d'Atacama. On nous emmerde au moment de charger les trikes. Négociations très difficiles avec le personnel de TurBus dont le discours est "il n'y a pas de place dans mon bus, sauf si tu me donnes un extra de 50'000 pesos". Ils ne lâcheront pas l'affaire, et nous lâcherons 50'000 pesos.

 

Pour nous, cette année 2016 va démarrer par la traversée du désert.