Atacama : 1ère traversée du désert

Nous commençons 2016 par notre première traversée du désert, depuis Calama. La plus grande ville du désert d'Atacama. Une drôle de ville d'ailleurs. La capitale minière du Chili, plus grand exportateur de cuivre au monde, est peuplée essentiellement par des hommes. Au nord de la ville, la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde, 3km de large, 5km de long et 1km de profondeur.

Nous restons dans un camping qui nous a été recommandé par Valérie et Jérôme (voyage-liberté.fr). Le propriétaire est atypique et collectionne les objets en tout genre. Pour rejoindre San Pedro de Atacama, nous choisissons la route du Nord-Est. C'est essentiellement de la route bitumée, qui passe par un col à 4530m, s'en suit une descente de 5 km, la seule section en piste. La route est peu fréquentée. C'est un peu le rêve pour les cyclistes : une route de bonne qualité sans trafic. Celle-ci passe par deux villages Chiu-Chiu et Caspina. Deux oasis qui valent le détour. ChiuChiu pour sa petite place et son église façon far-west. Caspina pour son charme de village indien niché au fond d'un canyon. Une bulle de fraîcheur après avoir cuit au milieu d'Atacama. Car oui, nous avons chaud sous nos vêtements longs qui nous protègent des UV. Pourtant, nous veillons à nous réveiller tôt, pour profiter des heures les plus fraîches, puis autour du zénith solaire nous faisons une pause pour manger et dormir un peu à l'ombre de notre drap.

La fraîcheur arrive cependant très vite après le coucher du soleil. Les nuits sont froides, en particulier avec l'altitude. Un matin à plus de 4300m à El Tatio, nos câbles de vitesse sont gelés, impossible d'utiliser les trikes. C'est d'ailleurs à El Tatio que se concentre un nombre important de geysers et de sources chaudes. Il faut y aller au petit matin, plus il fait froid, plus les geysers sont impressionnants. En y étant venu à vélo, les gérants du site nous ont offert l'accès au site et même le gîte car nous étions arriver le soir. C'est plus économique que ce que doivent débourser les touristes venus de San Pedro (environ 30€ / pers).

San Pedro de Atacama, nous y arrivons finalement via une longue descente qui longent quelques lagunes pleines d'animaux, notamment des vigognes et des flamants roses. SPDA est un oasis qui s'est développé autour des expéditions touristiques : la vallée de la lune, la vallée de la muerte, les geysers de El Tatio, le Salar d'Atacama et ses lagunes. C'est aussi le point de départ d'expéditions plus longues vers le sud-Lipez et le Salar d'Uyuni. C'est justement vers quoi nous nous destinons.

Nous avons pu profiter de la vallée de la lune et de la vallée de la muerte à vélo, certainement le meilleur moyen de transport pour ces sites. Mais s'il y a bien un site que nous vous recommandons de faire à vélo, c'est de passer dans le canyon du diable un peu au nord de la pukara de Quitor. Il s'agit de gorges aux couleurs ocres et rouges, à faire au coucher du soleil. C'est un lieu peu touristique et en trike c'était génial !

 

À San Pedro, nous avons rencontré un couple de cycliste voyageant sur un tandem semi-couché. Eux aussi nous déconseillent de faire la route du Sud-Lipez avec nos trikes : que de la piste avec du sable, des ornières, de la tôle ondulée et de grosses pierres.

Nous décidons donc de changer nos plans et de passer plus au nord par le passage frontière d'Ollagüe. Pour cela, nous retournons sur Calama, via la route directe et en une matinée seulement.

Retour à la case départ, et nouvelle traversée du désert à prévoir.