Bolivie : Round #1 : Nord Lipez

Franchir une frontière et arriver pour la première fois dans un pays c'est être dans l'attente de découvrir une nouvelle culture, identité, population. Bref, se faire une image de ce qu'est ce nouveau territoire. Et quand nous sommes arrivés en Bolivie nous étions dans cette attente, prêts à nous laisser surprendre. Malheureusement la première image que nous laissera la Bolivie ne sera pas celle espérée. Dans le village frontière de Avaroa, après avoir fait les frais d'un douanier peu sympa, nous ne trouvons pas d'aide auprès de la population locale pour trouver un bivouac. La ville est sale, pleine de détritus et d'excréments humains. Mauvaises impressions. Mais le pire est à venir, la "route" pour rejoindre le Salar nous en fait voir de toutes les couleurs : ripio, boue, grosses pierres, sable, tôle ondulée, ... Bref, l'enfer du cycliste, nos trikes deviennent des galères à trois roues. On se rend compte de ce que l'on a évité en contournant le Sud-Lipez.

La traversée du Salar nous fait oublier notre calvaire. Nous traversons du Nord au Sud en un jour cet immense mer de sel. C'est hypnotisant, géant, indescriptible ! Nous flottons ! La fin de la traversée est un peu plus humide et nous la terminons dans 10 cm d'eau. Le soir nos vélos ont besoin d'une bonne douche.

Comme nous ne sommes pas rassasiés, nous décidons de traverser aussi le Salar de Coipasa, un peu plus au Nord.

Même calvaire pour l'atteindre, même joie de le traverser, même calvaire pour en sortir et retourner jusqu'au Chili, par Colchane.

Au Pérou on rencontrera un cycliste qui nous dira, "c'est fou ce que de beaux paysages nous rendent amnésique". C'est exactement ça, on oublie vite les difficultés de la route une fois que l'on contemple les merveilles de la nature.